Avec Quazar, Reynders brandit l'arme anticontrefaçon ultime
Quazar a été présentée pour la première fois en Europe comme application pour le secteur pharmaceutique au salon Pharmapack de Paris. La solution était déjà disponible avant cela aux États-Unis. Reynders est actuellement en pourparlers avec des acheteurs potentiels en Belgique et dans le reste de l'Europe, confie Bart Reynders, Key Account Manager chez Reynders Pharmaceutical Labels.
Procédé d'impression exclusif
Dans le cas de Quazar, une encre spéciale de Sicpa est appliquée par Reynders selon un procédé exclusif récemment mis au point. " Sicpa est le premier fournisseur mondial d'encres de sécurité pour les billets de banque ", précise Reynders. " 90 % de toutes les coupures dans le monde sont sécurisées avec l'encre spéciale de Sicpa. "
Reynders produit les éléments d'authentification Quazar en flexographie standard. Le fabricant d'étiquettes de Boechout n'a donc pas dû acquérir de nouvelles machines. Le procédé est en outre applicable sur un large éventail de supports, du papier de différents types à des plastiques comme le PVC, le PET et le BOPP. Les manchons rétractables et les témoins d'intégrité peuvent donc eux aussi être dotés d'un élément d'authentification supplémentaire.
Deux images sont nécessaires. L'encre spéciale et la façon dont elle est appliquée font que celles-ci ne sont visibles qu'en alternance. L'une quand on regarde l'emballage de face et l'autre lorsqu'on l'incline. Les emballeurs peuvent choisir les motifs à employer. Un cadenas ouvert ou fermé, par exemple, ou le logo de l'entreprise. Reynders : " L'utilisateur régulier peut ainsi voir du premier coup d'oeil si le code correspond effectivement à son médicament spécifique. Et donc distinguer directement le médicament authentique d'un faux. Les images imprimées avec Quazar diffèrent des hologrammes, qui ne sont disponibles qu'en variantes standard et non personnalisées. Une personnalisation est bien sûr possible, mais elle revient très cher vu la quantité minimale requise. En outre, la chaîne d'approvisionnement échappe au contrôle. N'importe qui peut commander un film holographique en ligne, par exemple. "

Élément de sécurité supplémentaire
En plus du code de sérialisation et du témoin d'intégrité obligatoires, Quazar offre un troisième élément d'authentification de l'emballage, explique Reynders. " Celui-ci peut être incorporé au témoin d'intégrité. De quoi compliquer encore plus la tâche de ceux qui souhaiteraient faire de l'argent en écoulant des produits falsifiés dans des emballages contrefaits. Car quand bien même ils parviendraient à reproduire le témoin d'intégrité, il leur est impossible de copier l'effet obtenu avec Quazar. Ce pour quoi ils auraient besoin de l'encre spéciale. Or nous sommes le seul imprimeur d'étiquettes en Europe à être livré par Sicpa. Sans oublier la méthode d'impression particulière. Le système est ainsi complètement fermé, de la fabrication de l'encre jusqu'à la dépose de l'encre sur l'étiquette. "

Solution " overt "
Quazar est une solution anticontrefaçon de type " overt ". C'est-à-dire " entièrement visible à l'oeil nu ", traduit Reynders. " Par opposition à 'covert' et 'forensic'. Les éléments d'authentification cachés, de type 'covert', ne sont révélés que dans des conditions particulières, par exemple sous une lampe UV. Quant aux solutions 'forensic', elles nécessitent un dispositif scientifico-légal spécialement conçu. "
Quazar convient aussi pour lutter contre la contrefaçon de pièces automobiles et de cosmétiques, ajoute Reynders. " Autant de marchés traditionnels qui attirent les fraudeurs, et où l'utilisation de produits contrefaits fait courir des risques pour la sécurité. Reynders est aussi active dans ces secteurs. "
Reynders et Sicpa
En plus de son siège de Boechout, Reynders dispose de sites de production en France, en Pologne, en Espagne et en Inde. SICPA est un leader mondial en matière de solutions et services d'authentification, d'identification et de traçabilité sécurisée. Sicpa collabore avec les imprimeurs de haute sécurité, les industries, les pouvoir publics et les institutions financières pour contribuer à la sécurisation de milliards de produits chaque année. Une protection qui n'a rien d'un luxe sachant qu'il s'est vendu pour 500 milliards de marchandises contrefaites ou falsifiées rien qu'aux États-Unis sur l'année 2016. Ce qui entraîne manque à gagner, atteinte à l'image de marque et perte de confiance du consommateur. Et quand des produits sensibles sont concernés, comme des médicaments, des aliments ou des boissons, la contrefaçon peut même représenter un danger pour la santé publique.