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Labelexpo Europe : interaction harmonieuse entre analogique et numérique

Analogique + numérique

180 presses hybrides (machines analogiques avec modules numériques intégrés) sont actuellement en service dans le monde. Les hybrides représentent de 6 à 8 % des nouvelles installations de presses. Les têtes à jet d'encre montées sur les presses analogiques (flexo, offset...) ne sont pas toujours destinées à la réalisation d'impressions polychromes. Elles peuvent aussi déposer un vernis ou une dorure, ou encore du blanc ou des codages. Chaque fabricant de presses analogiques ou presque a au moins l'une ou l'autre plateforme hybride dans sa gamme. L'inverse est également vrai. Les plates-formes d'impression digitales peuvent se compléter de modules non seulement numériques, mais aussi analogiques, spécialisés dans l'ennoblissement (blanc opaque, vernis, feuille métallique et film holographique, gaufrage, pelliculage, etc.) ou le façonnage (découpe à la forme, perforation, massicotage, etc.). Le tout en un seul passage en machine, sur une plate-forme capable de produire en une seule fois différentes applications sur des supports allant du papier à toutes sortes de films (PP, PE, PVC, PET, BOPP, etc.). Numérique et analogique collaborent en bonne entente car aucune des deux technologies ne peut apporter toutes les réponses.

La Gallus Labelfire 340 avec la partie numérique jet d'encre.
La Gallus Labelfire 340 avec la partie numérique jet d'encre.

Petite remarque en passant : en ce qui nous concerne, une presse à étiquettes analogique embarquant plusieurs techniques d'impression et de finition différentes (flexographie, sérigraphie, dorure/marquage à chaud/à froid, vernissage, effets 3D, pelliculage, perforation, découpe, etc.) constitue également un système de production hybride. Mais la considération est plutôt philosophique. Ces configurations ne sont pas comptabilisées parmi les presses hybrides installées. Pas plus d'ailleurs que les presses numériques auxquelles on a ajouté des éléments analogiques pour le façonnage et l'ennoblissement.

À chaque constructeur sa presse hybride

L'une de ces presses hybrides haut de gamme est la Gallus Labelfire 340 du constructeur Heidelberg. Cette machine de 340 mm de laize associe la flexo et la dorure à l'impression numérique jet d'encre UV jusqu'en 8 couleurs (7 couleurs + blanc). De quoi couvrir 96 % du nuancier Pantone. Elle est aussi disponible en version 4 couleurs couvrant 85 % des tons Pantone. Comme elle est numérique en plus d'être analogique, les données imprimées sur les étiquettes et les emballages peuvent être entièrement variables. Ses têtes Fujifilm Dimatix Samba offrent une résolution de 1 200 x 1 200 dpi, suffisante pour imprimer les petits caractères et les fines lignes avec une grande netteté. À Labelexpo, la presse était équipée de la Digital Embellishment Unit (DEU) codéveloppée avec Steinemann. L'unité placée après le module jet d'encre projetait un vernis mat ou brillant en différentes épaisseurs pour des effets tactiles. Le groupe flexo peut être utilisé pour l'impression d'un fond blanc, plus économique que le blanc numérique. La Labelmaster atteint une vitesse de 70 m/min en combinaison avec une découpe rotative. Gallus a également lancé des encres à faible migration pour la Gallus Labelfire. Celles-ci conviennent pour l'impression d'emballages alimentaires autorisant un contact direct avec la nourriture. L'encre est conforme aux directives EUPIA sur l'implémentation des bonnes pratiques de fabrication (BPF) et elle satisfait aux exigences de l'Ordonnance suisse et de la Note d'orientation de Nestlé. Des démonstrations de la Digital Printbar pour la projection du blanc opaque étaient proposées sur une autre presse du fabricant, la Gallus Labelmaster. La motivation donnée pour une production hybride sur la Labelfire d'Heidelberg Gallus est la suivante : " 70 % des imprimeurs d'étiquettes disent qu'un deuxième traitement est nécessaire pour 9 jobs sur 10. Ce qui ne laisse d'autre choix que celui d'une production hybride des imprimés. " Une vision assez étroite du concept d'hybride, à notre avis.

Une presse Nilpeter avec des têtes d'impression dédiées au blanc opaque et au vernis.
Une presse Nilpeter avec des têtes d'impression dédiées au blanc opaque et au vernis.

Bobst a lancé sa première presse hybride à Labelexpo. La Master DM5 combine la nouvelle approche de la flexo du constructeur (qui parle de flexo numérique) et la technologie jet d'encre Mouvent à base de têtes à jet d'encre Dimatix Samba de Fujifilm. La presse montrée à Labelexpo est un système très automatisé offrant le changement à la volée des cylindres porte-clichés, un système de surveillance et de réglage du repérage et de la pression d'impression par caméra, la partie Mouvent pour l'impression numérique, la découpe semi-rotative de Grafotronic et d'autres possibilités de façonnage et d'ennoblissement. Les étiquettes étaient imprimées en 9 couleurs (flexo UV combinée avec du digital) et ennoblies d'une dorure à froid à la feuille métallique et d'un vernis. " De la flexo combinée à du numérique, mais difficile de faire plus proche d'un numérique intégral à travers l'automatisation des éléments flexo ", dit Bobst.

Presse numérique jet d'encre de Screen avec une ligne Rotocontrol.
Presse numérique jet d'encre de Screen avec une ligne Rotocontrol.

Mentionnons également quelques exemples de solutions hybrides, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité tant l'offre fut nombreuse. La presse hybride Xjet associe la technologie flexo d'Omet à un module d'impression numérique de Durst. Sa vitesse atteint 78 m/min, pour une résolution de 1 200 x 1 200 dpi. Elle est par ailleurs équipée de postes de façonnage et d'ennoblissement. Nilpeter, qui a fêté son centenaire cette année, proposait sa presse flexo FA-Line de 43 cm de large avec dorure à froid, pelliculage et têtes d'impression dédiées respectivement au blanc opaque et au vernis. La machine est dotée du nouveau système de découpe semi-rotative de Nilpeter. Elle fabriquait des étiquettes de vin et de boissons pour les besoins de la démo.

Labelexpo Europe : interaction harmonieuse entre analogique et numérique

MPS a montré à l'oeuvre sa nouvelle hybride EF Symjet de 430 mm de large, équipée pour la première fois d'une imprimante jet d'encre N617i de Domino. Elle alignait par ailleurs cinq groupes flexo, une unité de marquage à froid numérique et des possibilités de pelliculage et de découpe à la forme. La nouvelle machine hybride Digistar Inkjet de Lombardi, avec groupes flexo et modules de finition de ce même fabricant italien, était équipée un module d'impression numérique de Domino. Encore un exemple donc d'une presse numérique complétée d'éléments analogiques. De telles configurations, présentes chez plusieurs fabricants, ne sont donc pas considérées comme des presses hybrides. Screen combinait sa presse jet d'encre 7 couleurs (CMJN, blanc, orange et bleu) L350UV+, pour laquelle des encres à faible migration ont été mises au point, avec le procédé flexo et les techniques de façonnage d'une ligne Rotocontrol DT 340. Le système imprime jusqu'à 60 m/min.

L'usine à pouches de HP Indigo.
L'usine à pouches de HP Indigo.

Le chiffre d'affaires du toner numérique supérieur à celui du jet d'encre

Selon le cabinet d'étude de marché Smithers, le chiffre d'affaires des étiquettes imprimées en numérique en Europe de l'Ouest est plus élevé pour les systèmes électrophotographiques (à toner) qu'à jet d'encre. Le toner devrait encore creuser l'écart d'ici 2024, selon les prévisions. Xeikon et Indigo, les deux pionniers de l'impression numérique, signaient une présence remarquée lors de cette édition de Labelexpo. Les nombreux visiteurs curieux recensés sur les stands de ces constructeurs font en effet supposer que le toner a encore un bel avenir devant lui. L'un et l'autre mettent tout en oeuvre pour élargir le champ d'application de leurs presses pour différents segments de marché. Ils misent pour ce faire sur une étroite collaboration avec d'autres fabricants ainsi qu'avec les fournisseurs de supports. Xeikon (toner sec) propose des configurations de machine en différentes largeurs et vitesses, du système d'entrée aux lignes de production à haut rendement. Celles-ci peuvent se compléter de possibilités intégrées de façonnage et d'ennoblissement. Xeikon propose également du jet d'encre UV avec ses propres systèmes Panther : " La meilleure technique peut ainsi être proposée aux clients pour n'importe quelle application. " Le fabricant a mis au point une application permettant de restituer fidèlement les couleurs à base de CMJN indépendamment des différentes techniques et des supports d'impression, ce qui permet d'obtenir un résultat identique sur les étiquettes. Après la première mondiale lors de son évènement Xeikon Café organisé sur son site de Lierre, Xeikon a une nouvelle fois présenté sa solution fleXflow dédiée à la production numérique et à la finition analogique de poches souples. " Pour une fabrication rapide de 1 à 20 000 pouches, entièrement variables au niveau des images, des couleurs et du texte, suivant un procédé 100 % respectueux de l'environnement (toner sec et lamination thermique). "

Presses toner de Konica Minolta et Mark Andy pour le segment mileu de gamme.
Presses toner de Konica Minolta et Mark Andy pour le segment mileu de gamme.

HP Indigo (toner liquide) est le plus grand fabricant de presses numériques au monde. Sa base installée de machines a augmenté de 61 % entre 2014 et 2019. Le nombre d'étiquettes imprimées sur des presses HP Indigo a crû de 106 % sur la même période, tandis que le marché de l'étiquette numérique progressait globalement de 23 %. Le constructeur avait organisé un concours parmi ses clients propriétaires d'une presse à étiquettes petite laize (34 cm de large) HP Indigo 8000 afin de montrer la productivité de ses machines. Le défi : produire le plus grand nombre possible d'étiquettes sur la durée d'une pause. Dans le Top 3 figurait l'entreprise néerlandaise Interket avec 318 200 étiquettes, soit 20 880 mètres courants, réparties sur 30 travaux différents. La vente de la 200 e HP Indigo 20000, presse de 76 cm pour emballages souples, a également été célébrée pendant Labelexpo. Celle-ci est destinée à la société LabelProfi, en Slovénie. Ce modèle faisait partie d'une ligne de fabrication de poches souples présentée en démonstration sur le stand et composée comme suit : HP Indigo 20000 + solution Pack Ready Lamination + système de coupe en bobines + machine de fabrication de poches de Karlville.

Labelexpo Europe : interaction harmonieuse entre analogique et numérique

Et tout comme il y a deux ans, le constructeur a montré ou présenté en démonstration différentes techniques d'ennoblissement pour ses presses numériques. HP Indigo GEM est une machine d'ennoblissement numérique en ligne de la société canadienne JetFX. Placée en aval de la presse sept couleurs HP Indigo WS 6900, celle-ci permet d'apposer un vernis (sélectif) de différentes épaisseurs et/ou de pelliculer le support imprimé en un seul passage. La HP Indigo 6900 configurée en ligne avec la Kurz DM-Jetliner peut appliquer une feuille métallique préimprimée, ou à imprimer ensuite par la technique de la dorure à froid numérique (vitesse de 65 m/min, résolution de 600 x 600 dpi ; avec encre argentée HP). La société allemande All4labels imprimait des étiquettes sur une presse Indigo 6900 pour un liquide vaisselle du fabricant Ariel. Ces étiquettes étaient d'abord enrichies d'une feuille argentée sur la Kurz DM-Jetliner puis encore imprimées par après. Autre fabricant de presses à toner, Konica Minolta présente lui aussi des chiffres excellents. Son AccurioLabel est aujourd'hui installée à 450 exemplaires, contre une centaine encore en septembre 2017. Cette imprimante à toner est destinée au segment moyen du marché. Elle se situe entre les systèmes de production d'étiquettes d'entrée de gamme (modèles de table, faible investissement, charges d'exploitation élevées) et les machines high-end à toner sec ou humide (investissement lourd, volumes d'impression conséquents). Une version plus rapide alimentée par bobine est à présent disponible : l'AccurioLabel 230. Sa vitesse est de 23,4 m par minute. Une unité flexo avec sécheur UV peut être configurée à l'entrée de l'imprimante pour la dépose d'un blanc couvrant. Cette machine compacte ressemblant à un copieur-imprimante intègre un capteur qui lui permet d'imprimer en quadrichromie (CMJN) en parfait repérage sur des supports préimprimés.

Labelexpo a montré comment les emballages souples peuvent être imrimés.
Labelexpo a montré comment les emballages souples peuvent être imrimés.

Mark Andy a montré une presse à toner quatre couleurs pour le même segment que Konica Minolta. La Digital Pro 1 de 30,48 cm de large est une imprimante bobine-bobine qui imprime à la vitesse de 23,4 m/min. Digital Pro 3 est la version hybride. Elle intègre une unité de flexographie multifonction pour l'ennoblissement en ligne. La Digital Pro 3 peut être associée à une station de découpe à la forme ou un module de découpe semi-rotative.

Les emballages souples, segment de l'industrie de l'étiquette

Telle est du moins la vision qu'en ont les organisateurs de Labelexpo. Confirmation dans les allées du salon, où des démonstrations de productions d'emballages souples étaient proposées sur des presses plus larges, aussi bien analogiques que numériques. L'organisation avait spécialement aménagé une " Flexible Packaging Arena " au Palais 11 où étaient montrées deux techniques. L'une sur une ligne conventionnelle comme l'autre sur une numérique étaient axées sur la production d'emballages souples compatibles avec un contact indirect avec les aliments conformément aux standards GMP. Les constructeurs participants étaient Bobst, avec la presse flexo UV M6 capable de réaliser un changement de travail à la volée en une minute, et Xeikon, avec sa presse numérique polychrome + blanc CX500 de 520 mm, qui atteint une vitesse maxi. de 30 m/min. La Xeikon transformait des bobines en imprimés laminés destinés à la fabrication de poches souples. HP Indigo avait par ailleurs déployé toute une unité de fabrication de pouches autour de la presse numérique HP Indigo 2000 de 76 cm (voir supra).

Le module d'impression DuraFlex sur le stand de Memjet.
Le module d'impression DuraFlex sur le stand de Memjet.

Les emballages souples étaient également à l'honneur en d'autres endroits du salon. Une nouvelle Omet X7 de 67 cm de large en imprimait en plus des étiquettes. Nilpeter a produit des emballages souples pour aliments et boissons pendant toute la durée du salon sur une presse flexo FA-Line de 65 cm de large. Lombardi Converting Machinery a lancé son Invicta i2, une presse flexo jusqu'à 1 100 mm de laize (largeur d'impression de 91,44 cm) : " La seule presse en ligne du marché offrant jusqu'à un mètre de support imprimable pour les emballages souples. " Tout cela pour ne citer que quelques exemples parmi les multiples applications pour emballages souples présentées par les nombreux fabricants présents au salon.

Première apparition de la presse à étiquettes de Canon.
Première apparition de la presse à étiquettes de Canon.

Memjet : encres aqueuses pigmentées pour impression jet d'encre

Memjet travaille déjà depuis le début des années 90 avec sa propre technologie jet d'encre, que les partenaires OEM peuvent intégrer dans leurs machines inkjet. La tête d'impression thermique pleine largeur (plus de 22 cm) constitue le coeur de la technologie Memjet à grande vitesse, pour laquelle l'entreprise fournit aussi les encres et le système de commande. Pour des imprimantes de format plus large, il suffit de juxtaposer plusieurs têtes sans raccord jusqu'à une largeur de 106,7 cm. La première génération s'appelle " Versapass " et elle projette des encres aqueuses à colorants. Pas moins d'une quinzaine de fabricants présents à Labelexpo proposaient des machines équipées de têtes Memjet (essentiellement des Versapass). En 2017, la Versapass a été rejointe par une nouvelle tête appelée " Duralink ", capable de projeter des encres aqueuses pigmentées. Et à Labelexpo, on a pu voir la troisième génération de têtes jet d'encre, répondant au nom de " Duraflex " et qui utilisent des encres à l'eau pigmentées elles aussi. Les encres aqueuses à pigments peuvent constituer un argument important pour la production d'emballages alimentaires, car elles auraient la préférence sur les encres inkjet UV.

Epson se base sur sa technologie de tête d'impression éprouvée PrecisionCore.
Epson se base sur sa technologie de tête d'impression éprouvée PrecisionCore.

La première apparition dans un salon d'un système d'impression à têtes Memjet utilisant des encres aqueuses pigmentées a donc été réservée à cette édition de Labelexpo. Kao Collins en partenariat avec Colordyne Technologies a montré sur son stand le système d'impression numérique polychrome série 3600 AP d'une largeur de 20,3 cm (8,5 pouces). Celui-ci utilise des têtes de technologie DuraLink, réputées durer dix fois plus longtemps que les Versapass. De quoi imprimer à la haute résolution de 1 600 x 1 585 dpi à une vitesse qui peut aller - tenez-vous bien - jusqu'à 204 m/min. L'encre pigmentée convient pour un grand nombre de supports couchés et non couchés. Le système d'impression série 3600 AP est destiné aux transformateurs d'étiquettes et aux intégrateurs de machines. Les transformateurs peuvent en faire équiper leurs presses flexo existantes. Le constructeur néerlandais MPS Systems a lui aussi annoncé un partenariat stratégique avec Colordyne Technologies autour d'une machine hybride qui combinera la flexographie à encres LED UV ou à l'eau avec du jet d'encres aqueuses. Le système d'impression de Colordyne à têtes DuraLink sera ainsi intégré dans les presses d'emballages MPS EXL. Les visiteurs de passage sur le stand Memjet ont pu assister à des démonstrations utilisant la toute nouvelle technologie DuraFlex. AstroNova, partenaire OEM de Memjet, donnait sur son propre stand des démonstrations de l'imprimante d'étiquettes TrojanLabel T3-OPX de 29,7 cm de large à technologie DuraFlex.

Durst à développé un écosystème informatique complet pour ses presses à étiquettes Tau RSC.
Durst à développé un écosystème informatique complet pour ses presses à étiquettes Tau RSC.

Quelques autres nouveautés

La série de presses jet d'encre UV Canon Océ LabelStream 4000 a fait sa première apparition au salon. Ces machines disposent de têtes à jet d'encre UV Xaar 2001 offrant des résolutions jusqu'à 720 x 1 080 dpi, pour des vitesses d'impression de 40 à 75 m/min. Elles sont disponibles en configurations autonomes rouleau-rouleau ou hybrides, associées à des unités de flexographie, de façonnage et d'ennoblissement. Des démonstrations étaient proposées sur une presse hybride imprimant des supports PP et PE pour différentes applications.

Avec sa largeur d'impression de 33 cm, la presse à étiquettes à jet d'encre LED UV Epson SurePress L-6534VW propose des modes à 30 et 50 m/min et embarque les CMJN plus le blanc et le vernis. Elle utilise la technologie de tête éprouvée Precision-Core d'Epson.

La nouvelle Durst Tau 330 RSCI est une imprimante d'étiquettes à jet d'encre UV : résolutions de 1 200 x 1200 dpi et vitesse jusqu'à 100 m/min (80 m/min pour la couleur blanche). Disponibles en largeur d'impression maximale de 330 mm, 420 mm et 510 mm, les presses sont évolutives. Les clients peuvent commencer avec une RSCi 330 mm quatre couleurs et la transformer plus tard en une 420 mm ou 510 mm, y compris en ajoutant des couleurs supplémentaires (max. 8). Un module numérique est également disponible pour les presses hybrides comme l'Omet Xjet. Une nouvelle encre à faible migration est par ailleurs annoncée pour la plate-forme RSC.

Le constructeur français MGI (dont Konica Minolta détient une participation d'environ 40 %) a montré la Jetvarnish 3D Web Color+. Cette imprimante à toner CMJN offrant une largeur d'impression de 405 mm est combinée avec une unité flexo pour la pose d'un vernis UV protecteur ou d'un primaire ; une station jet d'encre pour l'application d'un vernis UV sélectif de différentes épaisseurs + possibilité de gaufrage ; une station de dorure numérique et un poste de découpe semi-rotative en option. Cette machine existe déjà depuis un certain temps. Comme l'a déclaré Edmond Abergel, CEO et président de MGI, elle permet désormais de réaliser l'ennoblissement de manchons, en plus des étiquettes. Le vernis, et même le vernis 3D, et la dorure restent bien en place sur le film pendant le processus de rétraction, même autour du goulot d'une bouteille. Les journalistes sceptiques ont été invités à se rendre sur le stand de MGI pour se faire une opinion de visu.

Développement durable: du "nice to have" à "mission critical".
Développement durable: du "nice to have" à "mission critical".

Mouvent, la filiale de Bobst, a lancé l'imprimante à étiquettes jet d'encre 6 couleurs LB702WB, qui utilise des encres à l'eau pigmentées. Elle atteint les 100 m/min pour une résolution de 1 200 dpi. " Cette machine imprime sur des supports autoadhésifs ou à encoller jusqu'à 360 mm de large. Elle convient tout particulièrement pour des applications où la migration et l'aptitude au recyclage sont des critères importants. Par exemple, pour les étiquettes lavables. " L'imprimante dispose d'une station analogique dédiée à la pose d'un primaire, ce qui permet l'utilisation de supports meilleur marché et d'un plus grand nombre de substrats standards.

Chiffres et tendances

Le taux de croissance du secteur de l'étiquette reste stable, à + 4,4 %.

Le groupe le plus important est celui des autoadhésives, avec 40 %.

L'Asie est le premier marché pour les étiquettes autoadhésives, avec 37 % devant l'Europe (30 %) et l'Amérique du Nord (25 %).

Selon les prévisions, le marché des étiquettes autoadhésives en Europe est promis à une croissance annuelle de 4 % jusqu'en 2021. Une progression surtout alimentée par l'Europe de l'Est (+7 % en 2018).

L'alimentaire (41 %) et les boissons (26 %) occupent les premières positions sur le marché de l'étiquette.

Les manchons affichent une progression de 5,5 %. Ils sont surtout produits en flexo et en hélio.

Sources des données : AWA

Un volume plus ou moins équivalent d'étiquettes autoadhésives, à coller et rétractables est utilisé pour les emballages primaires.

Les étiquettes à coller perdent du terrain par rapport aux autoadhésives/rétractables, mais connaissent malgré tout encore une hausse de 3 %.

Concernant l'adoption des étiquettes numériques : le chiffre d'affaires 2019 des systèmes à toner pour l'Europe de l'Ouest est supérieur à celui du jet d'encre. Il le sera encore en 2024. (Source : Smithers).

Les emballages souples font partie de l'industrie de l'étiquette. Les presses de plus grand format y contribuent.

Riposte de la flexo :

En 2019, les transformateurs ont investi davantage en flexo qu'en numérique.

Face au numérique, la flexo se défend en misant sur l'automatisation (systèmes de commande pour le réglage automatique du repérage et de l'encrage, ajustement automatique de la pression d'impression, contrôle par caméra de la qualité d'impression sur la bande, etc.) : l'interconnexion des processus opérationnels via les systèmes MIS ; et l'intégration de modules numériques sur la largeur des presses.

Développement durable : de " nice to have " à " mission critical ".

L'usine intelligente. Ndlr : Agoria, la Fédération des entreprises de l'industrie technologique belge, propose un plan d'action visant à transformer celles-ci en " Usines du futur ". À lire sur le site http://www.madedifferent.be.

Un salon modeste devenu évènement mondial

Labelexpo vient de fermer ses portes. Ce qui avait commencé en 1980 à Londres comme un petit salon de l'étiquette situé dans le quartier de Victoria Station, est aujourd'hui un événement mondial décliné en expos et événements. Labelexpo a été créé dans le but d'informer l'industrie de l'étiquette sur l'univers en pleine croissance des étiquettes autoadhésives. Le secteur était alors dominé par les étiquettes à coller (70 % de toutes les applications). Labelexpo Europe a été organisé pour la première fois en Belgique en 1985. C'était au Centre Rogier à Bruxelles et Nouvelles Graphiques y avait un stand tenu par votre serviteur. Ce ne fut pas un succès de foule. Je me souviens m'y être embêté comme un rat mort, mais avoir noué de nombreux contacts avec les exposants, qui n'étaient pas plus d'une centaine. 1989 : déménagement vers le Palais 12 tout fraîchement construit à Brussels Expo. L'histoire de Labelexpo Europe est placée sous le signe de la croissance, tout comme celle de l'industrie de l'étiquette. Les techniques de production analogiques conservent la haute main, mais le numérique est désormais incontournable. Il représente entre 5 et 7 % du volume d'étiquettes produites selon les sources, mais crée proportionnellement plus de valeur économique. Autrement dit, les petits tirages sont désormais plus rentables. Mais surtout : analogique et numérique coexistent et se renforcent mutuellement. Telle sera la conclusion finale de ce Labelexpo Europe 2019.

Le numérique ne détient encore qu'une part limitée du gâteau (5 à 7 % dans le meilleur des cas), mais sa valeur économique ne cesse proportionnellement d'augmenter. Autrement dit : les petits tirages rapportent plus.

Marc Reynders, CEO de Reynders label printing, que nous avons rencontré dans les allées de Labelexpo Europe.
Marc Reynders, CEO de Reynders label printing, que nous avons rencontré dans les allées de Labelexpo Europe.

Reynders, "Transformateur européen de l'année"

Reynders label printing s'est vu remettre un " European Converter of the Year Award " le 24 septembre, dans le cadre du salon Labelexpo de Bruxelles.

Les Label Industry Global Awards couronnent les entreprises et leurs applications les plus innovantes et les plus florissantes dans l'industrie de l'étiquette et de l'emballage. Ce concours, qui a couru sur les douze derniers mois, est un évènement mondial. Sa 16e édition a été la plus grandiose de son histoire, car elle a coïncidé avec les quarante ans du salon international Labelexpo, qui l'avait créé en son temps.

Le prix du " Transformateur européen de l'année " est donc allé au fabricant d'étiquettes belge Reynders. Cette société fondée en 1956 dispose aujourd'hui d'usines de production et de centres d'excellence en Belgique, France, Pologne, Espagne et Inde. Le jury a été sensible aux avancées récentes de Reynders dans le domaine des étiquettes livrets imprimées en polychromie numérique et à son investissement dans la production de " timbres fidélité ", lequel a débouché en à peine 18 mois sur l'impression et la livraison de plus de six milliards d'étiquettes partout dans le monde. Reynders promeut aussi des alternatives durables en matière d'étiquettes et compte sur l'installation de plus de 800 panneaux photovoltaïques et d'autres investissements planifiés pour réduire sa consommation d'eau, de gaz et d'électricité. Les membres du jury se sont également dits impressionnés par l'accent mis sur l'accompagnement des carrières et les activités afterwork pour le personnel.

Les Label Industry Global Awards ont été mis sur pied en 2004 pour célébrer l'innovation et l'excellence dans le secteur de l'étiquette et de l'emballage. La remise des prix est organisée chaque année en alternance entre Labelexpo Europe (Bruxelles) et Labelexpo Americas (Chicago).

Sur la photo : Marc Reynders, CEO de Reynders Label Printing, que nous avons rencontré la semaine dernière dans les allées de Labelexpo Europe.

Niels Hyde (à gauche) et Lucas Debock (à droite).
Niels Hyde (à gauche) et Lucas Debock (à droite).

Deux étudiants belges lauréats du concours #Labelicious

Deux étudiants de l'Arteveldehogeschool Gent ont remporté chacun l'une des trois catégories du concours de la Finat.

À travers ce concours, la Finat entend éveiller l'intérêt d'une nouvelle génération de professionnels et de jeunes potentialités pour une carrière d'avenir dans l'industrie de l'étiquette et de l'emballage. Dans son cheminement sur la voie de l'innovation, l'industrie est confrontée au besoin d'une nouvelle génération de professionnels cumulant des compétences aussi bien dans le monde graphique traditionnel que dans les technologies numériques.

Le concours #Labelicious invitait les jeunes ingénieurs et designers (de 18 à 25 ans) actifs dans le domaine plus large de la gestion des emballages et du brand management à partager leur vision rêvée des étiquettes du futur pour 2025, et ce dans trois catégories : étiquettes intelligentes, conception de la marque et développement durable. Cette première édition a été un franc succès avec la participation de près de 100 jeunes talents issus de 22 pays différents.

Lucas Debock et Niels Hyde ont été respectivement primés dans les catégories " Smart Labels " et " Sustainability ". L'un et l'autre suivent les cours de l'orientation Grafimediabeleid à l'Arteveldehogeschool. Pour l'élaboration de leur projet, ils ont bénéficié du soutien de Bart Calis, enseignant à la Haute école, et d'une équipe de Reynders, imprimeur d'étiquettes.

La " Smart Label " de Lucas Debock est une étiquette munie d'un compartiment pouvant renfermer une lingette en tissu, destinée, par exemple, à se nettoyer les mains après l'ouverture d'un paquet de biscuits. Niels Hyde a pensé quant à lui à doter les canettes de boisson d'un couvercle supplémentaire, en papier ou d'une autre matière. " On peut ainsi refermer la canette après ouverture, pour conserver les bulles à l'intérieur ou éviter d'attirer les insectes. " La troisième catégorie, Design, a été remportée par l'Italienne Alessia Guerra.

La FINAT est la fédération européenne de l'industrie de l'étiquette autoadhésive.

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