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DeckersSnoeck en faillite

Le tribunal de commerce d'Anvers a déclaré le 22 août 2013 DeckersSnoeck en faillite. Cela met fin aux dernières années de turbulences de l'imprimerie commerciale.

DeckersSnoeck bénéficiait par arrêt du 16 mai 2013 de six mois de protection en vertu de la réglementation de la LCE. Joris Deckers pensait que l'imprimerie avait toutes ses chances pour devenir une unité de production rentable. " En 2013, les charges financières annuelles ont diminué de plus de 50 pc, ce qui permettra d'améliorer considérablement nos liquidités et il y a à nouveau de la place pour les investissements nécessaires ". Ce qui fut un échec.

Le 31 janvier de cette année, Media Express avait déjà été déclaré en faillite par le tribunal d'Anvers. Les principales activités de DeckersSnoeck étaient placées dans cette entreprise. Seulement une partie du personnel a été repris en service par la société soeur.

L'imprimerie Deckers existe depuis 1942. L'entreprise a fait connaître son nouveau nom DeckersSnoeck dans ses locaux flambants neufs en septembre 2007 pour souligner la reprise de l'imprimerie DucajuSnoeck de Gand.

Il y avait aussi les vicissitudes avec Erasmus-Euroset, aussi déclaré en faillite en avril 2012, bien que tout prêtait à croire que l'entreprise fusionnerait avec DeckersSnoeck. Nous écrivions dans notre newsletter du 23 avril ce qui suit :

Les syndicats CSC et FGTB confirment qu'une convention collective de travail avait été conclue en vue de transférer le personnel d'Erasmus-Euroset chez Deckers-Snoeck, à Zwijndrecht. Depuis le mois de mars, ce transfert était effectif pour une partie des collaborateurs, qui avaient commencé à travailler à Zwijndrecht.

"Aujourd'hui, on nous dit que la fusion n'a jamais été effective et que ces gens n'ont pas de contrat chez Deckers-Snoeck ", indique Gerrit Muylaert, délégué syndical FGTB. " D'un autre côté, Deckers-Snoeck propose de reprendre certains d'entre eux, avec un nouveau contrat. La situation est extrêmement confuse. Nous avons demandé des éclaircissements à la curatrice." Son confrère Daniel Van Hoeck, délégué CSC, confirme : "On n'y comprend rien. Jusqu'à l'annonce de la faillite, nous considérions la fusion comme acquise."

De son côté, la curatrice d'Erasmus-Euroset nous a confirmé que, même si l'intention des deux entreprises était bien de fusionner, la fusion n'était pas encore intervenue au plan juridique au moment de la faillite. Le personnel transféré chez Deckers-Snoeck l'était dans le cadre d'un simple accord de collaboration.

" La faillite met fin à une société qui semblait avoir neuf vies et qui a tout fait pour survivre ". Les crises financière et économique et la contraction structurelle du marché en ont décidé autrement ", dit un représentant syndical.

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